DIEU NE JOUE PAS AUX DÉS AVEC L'UNIVERS

"Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister" Fusée - Baudelaire

16 décembre 2007

Eloge de la Discrimination

La discrimination n’est pas un crime, c’est une faculté de l’entendement, un réflexe qui permet la survie dans n’importe quel milieu.
La faculté de discriminer est attaquée par une religion dont les présupposés sont prématurés : tous les hommes seraient "bons".
Si l’on additionne la diversité des situations sociales à la densité de la société, on obtient des intérêts si divergents que c’est l’homme qui n’exerce plus sa faculté à discriminer qui risque la disparition.
Comme Jésus, l’homme tolérant qui ne fuit pas à l’approche de Judas.

Mon agresseur, lui, avait l’art de la discrimination. La société, dans sa névrose, défend ce type précis de discrimination, elle accepte qu’il m'identifie comme un riche : une proie facile. La société accepte qu’il me choisisse pour me voler parce qu’il a discerné mon téléphone à mon oreille. La société accepte qu’il me vole, parce que j’ai les moyens, par mon travail, d’acheter un téléphone.
La grande société des hypocrites socio-catho-coliques.

Je téléphonais. J’ai vu un homme qui grelottait. Victime du bourrage de crâne télévisuel permanent de la gauche bien-pensante, je fus victime de l’équation France 2 : Pauvre + S.D.F = gentil.
Sans hésiter, je coupais court à ma conversation téléphonique, sans songer un instant que cet homme qui se dirigeait vers moi pour me vendre un journal Sans logis faisait partis des gens qui refuse d’en avoir un ; ce que l’on appelle de nos jours : les gens du voyage.

Tout en sortant de ma poche la bourse que je destine au don, nous parlons chaleureusement du froid, je le plains et l’encourage dans sa vie difficile. Plusieurs fois je lui demandais : « ça va ? ça va ? Comme ça doit être dur pour vous, de vivre dans ce froid… ». Mal m’en a pris. Dès qu’il eut empoché mes deux euros, il réclama plus avec moins de chaleur.
J’aperçus un autre homme à ma gauche.
Dans ma grande générosité, ce noël de l’humanité que je faisais traîner un peu partout par terre, je ne l’avais pas discriminé dans la foule : « Tout le monde il est beau, tout le monde il et gentil ».

Je sortis une pièce de 50 cents pour la lui donner : « Vous exagérez, maintenant, au revoir ». Le ton de la conversation n’était plus le même.
Il me saisit le haut de la main entre ses deux doigts et m’admonesta de lui donner plus d’argent.
Pendant ce temps, je voyais l’autre homme s’approcher.
Comment se faisait-il que ces gentils SDF soit si intimidant avec moi ? Sur France 2, il était vachement plus sympas. Je ne me permis pas de juger de l’apparence du désespoir.
C’était facile de s’indigner sur le manque de politesse d’un homme qui réclamait à manger.

Je pars ; derrière moi les deux hommes se mettent à rire, et quand je me retourne l’un deux me sourit, cicatrice pleine de dents sales, et il mimique mes paroles : « Ca va ? Ca va ? ». Cinq minutes plus tard, je constatais que mon téléphone portable n’était plus dans ma poche. Refusant toujours de croire à la moindre félonie, je retournais mon sac à dos pour le vider sur le sol, et en fis de même avec toutes les poches de mon manteau. Quelle horreur ! Malgré mon aversion, je devais me rendre à l’évidence, ces hommes étaient bien les coupables, ils avaient violé ma gentillesse, craché dans ma main, chier dans ma capuche !
Ils avaient fuit lorsque je revins.
Que dire ?



Vous connaissez mon infini respect pour la charité, ma croyance en la bonté intérieure comme vertu cardinale d’un mieux à l’échelle nationale.
Je n’ai cure d’avoir perdu cet objet qui, bien que neuf, n’est qu’un objet. Je suis profondément peiné que l’on ai détourné ma simplicité pour en faire de la niaiserie. C'est une agression sémantique. Si l'homme est bon, l'ingénu peut rester ingénu, dirait Rousseau. « Mais t’es con ou quoi ? Tu donnes du fric au pauvre ? Des romanos ? ». Cette simplicité, passée par le filtre de la méchanceté des deux romanos qui m’avaient volés, c’est de la stupidité.
Dois-je apprendre cette leçon que les deux pauvres hommes m’ont appris ? Ce serait drôle.

Les Gens du Voyage refusent de se sédentariser, par là-même de travailler, comment gagnent-ils leur vie ? Le nomadisme pose un grave problème dans le cadre de notre société, et personne n’ose le dire, sous peine d’être taxé de racisme ou de fascisme. Les fripouilles bien-pensantes devraient pousser leur pensée minuscule jusqu’au système au lieu de rester de vagues couilles-molles. Peut-on tolérer un mode de vie qui implique nécessairement le vol ?
Est-ce fasciste de dire que pour vivre dans la cité, il faut y vivre ?

Les gens du Voyage violentent parfois les autres S.D.F, et sont parfois violents avec les "D.F" (Domicile fixe). Ils créent méfiance, peur, haine à l’encontre des gens qui sont vraiment dans le besoin, et ne font partie d’aucuns réseaux.
J’ai peut-être tort, mais le nomadisme est incompatible avec notre société, ou alors c’est un luxe qu’on ne s’attribuera certainement pas en me volant ma carte nomad.

Pour finir, je dirais que :

N o m a d e / d a e m o n ?

Posté par Quentin_Lafitte à 22:02 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

nomad et voleur

pas completement dacord avec toi. je suis nomad mais pas voleur. on peu en effet dificilement vivre en nomade dans cette siciete destiner a la vie sedentariser. ce qui ne nous oblige pas a depouiller les autre. autrement j'ai aimer cette façons d'ecrir.
willynomad

Posté par willynomad, 05 avril 2009 à 22:22

nomad et voleur

pas completement dacord avec toi. je suis nomad mais pas voleur. on peu en effet dificilement vivre en nomade dans cette siciete destiner a la vie sedentariser. ce qui ne nous oblige pas a depouiller les autre. autrement j'ai aimer cette façons d'ecrir.
willynomad

Posté par willynomad, 05 avril 2009 à 22:23

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