29 février 2008
Discours du Néo'réac
La dimension parallèle dans le passé. Trou terrible dans le continuum espace-temps, et début d’apocalypse.
Notre époque ressemble à la fin d’un mauvais film noir :
- Tiens, Jack, Si on prenait ce raccourci ?
- Mais tu fou, John, il n’apparaît pas sur la carte. La nuit tombe. Tu vas nous perdre !
- Bien sûr que non, j’ai le sens de l’orientation.
C’est une question de minute avant l’attaque. Que la voiture crame, que le sang coule et que les regrets fusent, ce n’est qu’une question de sens de l’orientation. Notre époque est de regret, perdue, nous avons pris le mauvais chemin. Nous aurions dû écouter Jack.
Les raccourcis n’existent que pour les petits esprits.
Maudit, je rêve d’un futur qui est dans le passé.
Que faire ? Où est Emet Brown, le savant fou de retour vers le futur ? Qui sera capable de concevoir une puissante machine à réactionner dans le temps ?
J’ai le rêve d’un avenir à l’envers, où n’existent pas les penseurs de néant, les positivistes du vide et autres excités de la Tolérance-Indifférence. J’aimerais ne pas avoir à tuer ceux qui n’auraient jamais dû naître. Vous me trouvez réactionnaire ?
Je ne suis pas un partisan de la pause contre la pose. Pas d’apologie du Rewind. Au contraire, je pousse le bouton FORWARD sur la zapette. Et je zappe ! Entre les chaînes, je vois la neige. Soulagement. Noël, père-noël, finalement. Ais-je raison d’être triste ? Je ne sais pas.
J’ose prédire que mon passé a plus d’avenir que leur « désir d’avenir » compassé.
Où sont-ils mes amis les animaux ?
Il en faut de la barbarie pour être libre, de l’ignorance dans les choses propres, pour échapper au lavage du cerveau.
Etrange réflexe, très jeune déjà, comme le Calvin de Calvin & Hobbes, je me méfiais des invitations savonneuses :
- Quentin, viens prendre ta douche avec les autres.
- Mais, Madame, ça sent bizarre, je veux rentrer chez moi !
- Ne discute pas, il faut laver ton cerveau tout sale. Hein, qu’il est tout plein de crotte ?
- Oui, Madame, mais c’est mon caca. T’en veux, Madame ?
L’instant de la chambre à gaz éducative, des livres d’histoires qui sentent la souffrance, et pas souvent la France. C’est plus du lavage de cerveau, c’est du ponçage.
Le plus pernicieux c’est que les éducateurs prétendent aiguiser notre esprit critique. Faites attention à ce que vous pensez, vous êtes plein de préjugées, ce que vous ressentez c’est mal, il va falloir réussir à vous débarrasser du pêché originel me petits amis !
Ce n’est pas l’esprit critique, c’est la critique de l’esprit.
L’état de Nature, il n’y a que ça de vrai ! Merde aux Barbies, back to Barbarie ! Écoutez la voix de vos préjugées ! Vos instincts, le meilleur guide de votre destin !
Moi, par exemple, je suis un zozo zoo. Dans ma tête c’est 30 millions d’amis.
Genre, je suis un Castor, un mignon petit Castor, qui sape et qui ronge ce qui lui tombe sous la dent. Je suis le sapeur très pompier mais sans eau, d’un lance-flamme équipé, qui fait joie de tout feu, de tout bois qui fait feu ! Calumet ! Paix ! Tout saper, savonner, désaper, moi aussi je peux vous doucher les amis, mettre en rang, donner des tickets : ma guerre vous libère, ma guerre vous salis, vous rends votre crasse originelle, n’ayez plus honte de la merde que vous avez dans la tête, c’est ce qui la couvre qui est honteux.
Savez-vous encore ce qui est à vous ?
Vous ne me ferez plus taire avec vos menaces, votre amitié, votre amour pernicieux. On cherche à me taire sous des trombes de bonheur matériel et sentimental! Je résiste comme un ado fait la gueule. Pathétique éthique de l’emmerdeur professionnel.
Je suis seul ? Tanpis, je n’attendrai pas deux mains pour prendre mon courage.
« On n’abdique pas l’honneur d’être une cible ».
J’ai des projets pour vous dire combien, de nos jours, la haine est plus proche de l’amour que vos simagrées. Le Projet ?
Ne plus en avoir du tout! J’accepte de rater ma vie ! Le plus haut des objectifs, la chute, dramatique apocalypse du 100 mètres haines. Tiges noires, furieux tam-tam et sol lâche qui joue les murs contre joue, épaule ou genou. Fin.
Il faudrait qu’on s’explique. Je prends toujours le risque des quiproquos.
Et puis non : ce sera le grand combat de la Tolérance contre la Haine, de l’indifférence contre l’amour fou.
Et puis les quiproquo, j’aime ça. C’est drôle.
La forme des choses
Une pièce de Neil Labute
Une adaptation de John Thomas
Une mise en scène d'Adrian Brine
Avec Julie Delarme, Jérôme Foucher Marie-Julie Baup, César Meric
Je souligne, j'insiste, je mets en gras : Julie Delarme, actrice de grand talent que j'avais vu pour la première fois dans un adaptation du Silence de la mer de Vercors, en version "romantique". Une scène magnifique me revient en mémoire : brisant le silence qui règne entre eux, Julie entame sur le piano de la demeure un air de Bach, appelant ainsi tacitement à elle l'officier allemand qui sortait rejoindre trois soldats qui l'attendent dans une Wolfswagen garée devant. Les deux tourtereaux des années 40 ne se sont jamais adressé un seul mot. L'officier écoute Julie jouer sans se soucier de faire attendre ses congénères. Au moment le plus fort du morceau, une explosion retentit, un regard échangé, une ombre dans les yeux bleus de Julie, l'officier a déjà compris. La voiture était piégé. Les trois soldats sont brûlés vifs.
Julie était au courant... Un très beau téléfilm français. Peut-être le seul.
Julie Delarme fut magnifique dans cette pièce de qualité fort moyenne, et sus porter sur ses petites épaules... à peu près tout.
L'idée de la pièce ( attention spoiler complet de la pièce de Neil Labute ) : une étudiante en art, éprise d'art vrai, dizeneuvièmiste convaincue qui ne jure que par les grands excès des poètes syphilitiques, rencontre Adam, étudiant en lettre , coincé. Gros gamin gaga d'elle, il ne saura pas lire derrière les intentions de Julie qui bientôt l'encourage à maigrir, à changer de look, à s'exprimer et même... à se faire refaire le nez. Bientôt, sous l'impulsion de sa petite amie, il deviendra un autre homme.
Je vous passe les détails que Neil (Labioute) aurait sans doute (aussi) dû nous passer.
Le fin mot de l'histoire (gros spoiler) : Julie s'est en réalité servit d'Adam comme projet de fin d'étude, une oeuvre d'art vivante dont elle avait décidé de faire sa sculpture. Elle exposera toutes leurs conversations, toutes ses transformations, ses performances sexuelles ainsi que sa malhonnêteté grandissante lors d'une énorme exposition.
Je fus touché de voir, ou plutôt de ne pas voir, de morale lourdingue venant contrecarrer cette morale de l'art contre l'humain. Julie triomphe, Adam est ridiculisé dans son absence de personnalité et c'est au spectateur de "statuer".
28 février 2008
[Dessin] Oiseau Bleu 01
"L'oiseau bleu c'est moi l'oiseau !
Je vole et je vire-volte
C'est moi l'oiseau Bleu
Pim Pam Pom Padedideda
I know All night long
And this is the [...]
Tonight"
27 février 2008
Sauvons la planète !
Tu sais, un africain, il vaut mieux lui apprendre à pêcher que de le mettre au bout de la canne et s'en servir d'amorce.
L'OISEAU BLEU - DEUX STATUTS COMPATIBLES ?
envoyé par DISCOVERY_CHANNEL_FRANCE
Starship Troopers III
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26 février 2008
[Actu] L'avantage des erreurs sarkoziennes
Encore un excellent article de jean Robin à cette adresse.
[Documentaire] Toujours présent
Juste un petit mot pour vous dire que Jacky va bien. Aussi bien qu'un homme qui vit dans la rue peut aller. Il a rencontré ma petite amie et fut fort aimable avec elle. J'espère pouvoir reprendre le tournage bientôt avec ce "chevalier des rues".
25 février 2008
[Nouvelle] (01) Jules et Julie
En CM1, dans la classe de Julie, tout le monde avait reçu un livre pour Noël, alors quand son professeur de CM2 avait posé une pochette sur son bureau, elle s’était réjouie : « C’est Noël en avance ».
Le dossier blanc brillait comme du papier-cadeau. Il y avait un dessin bleu, blanc et rouge, et puis une étiquette avec le nom et le prénom de Julie écrit à l’ordinateur. Elle avait envie de l’ouvrir, mais n’osait pas. Le professeur distribuait le cadeau à toute la classe. Chaque dossier portait un nom, il fallait être patient. Attendre que tout le monde soit servi.
Elle avait envie de l’ouvrir. En regardant de plus près, elle constata qu’il suffirait de détacher un petit autocollant. Qui pouvait bien le lui avoir envoyer ?
Deux rangs à sa gauche, Mathieu avait déjà ouvert le sien. Les traits de son visage marquaient l’hébétude, étonnant pour un garçon si éveillé. Julie ne comprenait pas pourquoi il ne faisait pas circuler l’information. En temps normal, il était heureux d’attirer l’attention.
Maintenant que le crime était commis, ses camarades entrouvraient le dossier. Julie avait trop peur du professeur, qui était grand et qui avait la barbe noire. Elle décida d’attendre.
Lorsqu’il ne resta plus qu’elle à ne pas savoir ce que contenait la pochette, le professeur posa sa grosse main sur son épaule pour l’autoriser à ouvrir le dossier.
Elle avait eut raison d’avoir peur.
Elle avait eut tort d'avoir envie du cadeau.
A suivre...
24 février 2008
L'oiseau bleu dans le métro (!!)
Je viens de croiser Arnaud Aymard dans le métro ! Joie suprême !
Mon cadeau d'anniversaire !
Pour les infâmes béotiens qui ne connaîtrait pas l'oiseau bleu et son fabuleux interprète :
Edouard Baer et l'oiseau bleu
envoyé par Servietsky24
Paco - Amour et Beauté�
envoyé par zucco81
[Scoop] Semoun reconcilié avec Dieudonnée ?
Instinct, théorie, espoir aussi ; j'oscille. J'explique.
Connaissez-vous le clip emblématique de Dieudonnée à la fois parodie, autobiographie et défouloir : Petit Poney ?
DIEUDONNE - Petit Poney (Clip)
envoyé par PAULOM
Depuis ses sortis "provocantes", Dieudonnée avait perdu l'amitié de Semoun qui avait même consacré une partie de son spectacle à se foutre de la gueule de son ancien ami. Mise à part les retrouvailles pour le festival Juste pour Rire en 2005 que vous pouvez retrouvé ici
Or, lors de la cérémonie des Césars, Elie Semoun devait remettre le prix du Meilleur Son. C'est à ce moment qu'il déclara qu'il offrirait un "poney de petit taille", il est "tout petit petit" précisa-t-il malicieusement, au vainqueur. Le petit poney blanc débarqua sur scène et fut en effet remis à la Môme.
Semoun ne venait-il pas de remettre son César perso à son ex-meilleur ami ? Ne venait-il pas de déclarer à ses fans, par un signe compréhensible par eux seul, que son amitié avec Dieudo renaissait de ses cendres ?
Vous pouvez accédez à la vidéo du délit d'Elie ici
Je ne sais pas si j'y crois, mais je suis ému de voir que l'amitié peut transcender les différences d'opinions à ce point.

