31 mars 2008
Indé Gaming : The Graveyard
Cliquez sur l'image pour télécharger cet étrange jeu sur une vieille dame qui se promène dans... un cimetière.
30 mars 2008
Steak : la délirance
Tu veux être au top ?
Tu veux être un shivers ?
Un conseil : lis l'article suivant tout en écoutant la Radio electro de Fluctuat en cliquant sur l'image.
Steak est un steak. Vieillira-t-il ? Nul doute. Bientôt croûte noire. Non-comestible. Pas grave. L’immortalité n’est qu’un vilain défaut.
Steak utilise la tactique du bleu : pansement rose sur œil au beurre noir. Contrairement aux copro-parodies portées aux nues par un public dont l’œil n’est qu’un trou de balle, Steak, c’est chef d’œuvre, rien de moins que l'apogée de la culture occidental ! Pourquoi ?
La chose la plus incroyable dans la maladie mentale, ce qui la rend plus effrayante encore tout en fournissant les moyens de la cure, c’est sa logique. Certains d’utiliser le mot « fou » à tout va, ce mot qui quelques années plus tôt, ou siècle si vous préférez, n’existait pas. La « folie » est un mot commode, c'est-à-dire le genre de truc en bois dans lequel on peut ranger tout et n’importe-quoi : des chaussettes, des trombones et mêmes des crabes en plastiques. A force de l’utiliser à tout va, voilà ce que je peux dire sans me tromper : Les fous ne sont pas fous. Ils sont même parfaitement cohérents. Demandez à un forcené napoléonoforme s’il veut vous accompagner pour un voyage dans les pays de l’Est, vous le verrez frissonner, se tasser, et toucher du bout du doigt ce qu’il cache sous sa camisole…
Non, Quentin Dupieux, réalisateur de Steak plus connu sous le nom de Mr. Oizo, n’est pas fou. C’est un créateur dont la « folie », que dans un plus beau siècle on appellerait « créativité », va jusqu’au raisonnement, jusqu’au délire au botox, dystopie sans message. Une dinguerie foutrement cohérente.
Ce film est un délire qui nous délivre du conformisme ambiant, et pour lui, j’ai décidé d’inventer un mot.
Délirance : Nom féminin formé à partir de la concanétation de l’adjectif « délirant » et du substantif « délivrance ». Suite au travaux de Bakhtine sur le rire comme rébellion, ou la portée libératrice du caca selon les scatographes, le mot fut inventé pour désigner la portée libératrice de l’excentricité, communément appelé par le sociolecte des jeunes de la fin du XX° siècle, le « délire ».
Comme Quentin Dupieux, les héros du film doivent faire face à l’adversité qui ne voit dans leur délirance que de la folie. L’inadéquation volontaire à la norme est toujours une prise de risque quand on est maître de ses moyens, et l’on attribue souvent l’originalité au développement de l’intelligence. C’est faux, totalement faux, ignoblement erroné. Le savoir, toutes les formes de la connaissances, y compris ses formes les plus larvées ne sont qu’apprentissages du Conformisme. La vraie « bête immonde » de notre temps.
Aglagla… Va-t-il parler de Rousseau ? Encore et toujours ? Mais oui mes petits amis, encore et toujours, je vais vous asséner dans la poire le plus grand des philosophes !
Vive l’ignorance ! Vive l’instinct de création ! Les Beatles n’ont-ils pas révolutionner la musique sans connaître, et parce qu’ils ne fonctionnaient qu’à l’instinct ? Bien sûr, le savoir n’est pas totalement non souhaitable tant qu’il est en parfaite adéquation avec l’instinct. Il faut savoir suffisamment peu pour ne pas savoir qu’on ne sait rien, pour que la barrière de l’humilité ne vienne pas maculer l’instinct de honte.
Les deux héros de Steak sont des idiots. Un créatif, et un non-créatif. Eric, et Ramzy. L’un est placé dans un asile pour un crime qu’il n’a pas commi, et l’autre échappe à la police, et se refugie dans un autre asile, une autre forme d’imposition du conformisme sociale : la mode. Il intégre un groupe de jeune branchouille du futur : les Shivers, aryens buveurs de lait parodiant les excès des tendances electros. Lorsqu’Eric quitte l’asile, il sera bientôt reconnu par les Shivers comme un être drôle et créatif. Ramzy, n’arrivant plus à soutenir la névrose qu’il encourt à force d’imiter le groupe, fume. Hors, chez les Shivers, on ne fume pas, on boit du lait. On est top sain de corps et d’esprit.
Être un Shivers, c'est réussir à adhérer au groupe en acceptant toutes les transformations, c'est-à-dire sans arrières pensées. Pas de névrose.
Enfin je fatigue, et je n'ai guère le temps d'offrir d'analyse plus longue.
Cet article n’est que le premier d’une longue série de bafouille sur le cinéma, mais aussi d’une grand nombre d’article sur… Steak. Oui. Steak est un chef d’œuvre dont j’ai décidé d’être l’exégète. Essayez de prononcer ça plusieurs fois, très vite :
J’ai décidé d’être l’exégète
J’ai décidé d’être l’exégète
J’ai décidé d’être l’exégète
J’ai décidé d’être l’exégète
J’ai décidé d’être l’exégète
Vous faites vraiment tout ce qu’on vous dit ; vous n'avez rien compris.
J'adore mes lecteurs
CanalBlog met à la disposition de tout blogueur, un outil lui permettant de cartographier les différents système d'exploitation de ses lecteurs et d'en faire un camembert.
Inutile de vous dire que je suis fière du mien, malgré son aspect roquefort dans les bas alentours.
Indy Gaming : Comment une dispute, en cyber, devient-elle aussi plaisante que dix putes ?
Il m'est arrivé des choses étranges en jouant à ce jeu. Si vous y parvenez, n'hésitez pas à poster le dialogue que vous avez eu avec les deux intelligences artificielles en commentaires, ou à me raconter.
Surtout, essayez ce jeu : c'est une pièce de théâtre interactive.
25 mars 2008
Sens du miracle : relance
Le message sur le miracle de Saint-Sulpice n'a guère suscité de réponse à une question pourtant simple :
Quel est le sens de ce message divin ?
Essayez encore un peu ! Le gagnant, si je le connais je lui paie un demi, si je le connais pas, il aura le droit d'écire un article sur mon blog. Je sais c'est pourri mais ça devrait inspirer les terroristes.
24 mars 2008
Indy Gaming : Résultat et Nouveau Concours
Nouveau Défi sur Liquid War :
Cette semaine, le défi risque de vous donner du fil à retordre puisqu'il s'agit de Liquid War. Je compte sur votre honnêteté en ce qui concerne vos scores. Les options doivent être positionnées sur "default".
Battre le CPU en moins de 35 secondes.
Résultats du Défi précédent :
Le plus grand psychopathe de la semaine, l'amoureux des bousculades en escalier, est :
Narsys (alias Martin)
Soit je te paye un pot, soit tu as le droit d'écrire un article sur mon
blog d'ici à deux semaines. Si tu choisis le pot, c'est à Xavier-Pol
que reviendra l'honneur d'une publication.
Indy Gaming : Stratégie liquide et philosophie des fuites

"Les hommes sont comme les chiffres, ils n'acquièrent de la valeur que par leur position"
Napoléon
Sans aucun doute, notre bon empereur aurait-il perdu de nombreuses heures sur le jeu dont je vais vous parler aujourd'hui :
Liquid War 5
Le joueur contrôle le curseur à l'aide du pad directionnel, curseur qui n'est autre que le centre de gravité vers lequel va tenter maladroitement de se diriger son armée. Quelle armée ? Des particules de couleurs, sorte de poudre guerrière bien décidée à venir à bout du camp adverse, et surtout à ne pas se faire engloutir par les violents mouvements de troupe.
Formidable puissance philosophique d'un moteur physique d'une grande simplicité, jouer à Liquid War est, à chaque partie, une petite fable où la guerre prend des allures inattendues. Par exemple, les fins de parties, lorsque l'ennemi est encerclé et qu'il ne peut plus fuir, la force du désespoir semble lui donner une hargne au combat qui vous empêche tout à fait de le mettre à mort. Une seule solution pour déloger cette soudaine guérilla : simuler la fuite. Essayez. A peine le général ordonne-t-il un retrait à ses troupes que la guérilla redonne l'assaut, se faisant inévitablement dévorer.
L'apparence de la faiblesse est toujours une force.
Pour vous rendre sur la page de téléchargement du jeu, cliquez sur l'image.
En ce qui concerne le concours : résultats et nouveaux défis seront fixés dans un prochain post.
18 mars 2008
Numéro spécial de Télérama : Desproges à l'honneur
"A part la droite, il n'y a rien au monde que je méprise autant que la gauche" écrit Desproges, dans Fond de tiroir.
Desproges est à la mode. Celui dont la liberté de ton et d'expression gêne encore aujourd'hui se retrouve, bien malgré lui, en couverture du torchon préféré des bobos. J'ose le dire : il doit se retourner dans sa tombe !
J'ai appris que les sketches évoquant les juifs figuraient sur le Dvd. Voici ce qu'écrit Télérama pour se défendre :
"Rire de tout ?
« On me dit qu’il y a des Juifs dans la salle ? » Ce texte incroyablement culotté, peut-être le plus audacieux de sa carrière, serait-il audible aujourd’hui ? On veut croire que oui, même si déjà, à l’époque, Desproges n’était pas sûr de lui et misait sur les quinze degrés de lecture de son brûlot humoristique : « Les antisémites n’osaient pas rire et les Juifs se croyaient obligés de rire. » Pour se convaincre qu’on peut rire de tout, même en 2008, il faut le réécouter, le relire. Là où Dieudonné se casse la figure, sans style, dans des sketchs de brasserie viennoise, Desproges joue le funambule suspendu aux extrémités d’un humour qui touche l’intouchable (« Quand on me dit que, si les Juifs allaient en si grand nombre à Auschwitz, c’est parce que c’était gratuit, je pouffe »). Rire de tout, mais pas avec tout le monde : « Il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un Juif que jouer au Scrabble avec Klaus Barbie. »
17 mars 2008
Déographie sur N95 : Miracle dans le 6° arrondissement.

Dieu existe : il a posé pour moi.
Paparazzi amateur, je n’eus pas la chance de le prendre pantalon baissé. Bien au contraire, le grand éphèbe iconique qui fait rêver les bigotes profitait d’une triste après-midi de mars où pissotaient les Anges pour s’étirer les Arcs-en-ciel sur le haut du clocher de Saint-Sulpice. Plus incroyable encore que la précision avec laquelle la raie de lumière divine venait réchauffer l'exacte location de la tour gauche de l'Eglise du 6° arrondissement, la présence diffuse d'un second bandeau multicolore. Dans l'hypothèse que la première manifestation était bel et bien doté d'un sens, je m'accordais, entre deux photographies réalisées à l'aide de mon tout nouveau téléphonportablephotojeump3godmichet, le temps de méditer sur le miracle.
L'avantage des messages du Divin, c'est que fidèle au grand principe biblique "Le royaume des cieux appartient aux simples d'esprits", ils ont la clarté du créateur. N'importe quel olibrius à la cervelle de colibri peut le comprendre. Avez-vous compris le sens du message de Dieu révélé par cette photographie ?

Si vous ne trouvez pas, j'ose vous donner un indice supplémentaire par le biais d'une dernière photographie où l'on voit un peu mieux le second arc-en-ciel :
Pendant que la méditation vous ronge, je me permet d'apporter une précision sur le ton que j'ai fais l'erreur d'employer dans l'espoir d'être lu. Pas de doute là-dessus, j'ai été témoin de quelque chose qui, sans pour autant prouver l'existence de Dieu, prouve sans contredit qu'il vaut la peine d'y croire.
Les apparences suffisent aux plus belles vérités. Pour ceux qui me connaissent, et qui se sentent d'entendre une énième sentence sur mon destin, ils savent sans doute que je serais religieux dans peu de temps. Je le sens. Je ne peux pas vivre sans. Je ne peux ni parler ni penser à Dieu sans soudain me sentir profondément joyeux. Bref.
J'attends vos réponses sur le sens du miracle.
16 mars 2008
Indy Gaming du Dimanche : Pousser des polygones dans l'escalier détend-il son homme ?
L'independant Gaming n'est pas qu'une façon de faire les jeux, c'est aussi une façon tout à fait différente de jouer.
Pour ce premier numéro d'une série hebdomadaire promis à un succès historique, pas de longues dissertations mais juste un exemple des merveilleux services que le cyber peut rendre à l'être humain civilisé. Qui n'a jamais rêvé de distribuer un cyber coup de pied au cul ? Plus précisément, qui n'a jamais rêvé de pousser quelqu'un dans l'escalier ? Ô je vous imagine lecteur, vous devez penser que plus jamais vous ne vous approcherez de moi, que la prochaine fois, vous prendrez l'ascenseur.
Stair Dismount va vous permettre de calculer de quelle façon il serait plus judicieux de pousser quelqu'un : croc-en-jambe ? Coup dans la poitrine ? Le simulateur parfait avant de passer à l'acte. Cliquez sur l'image pour vous rendre sur la page de téléchargement.
Cette séquence sur l'indy gaming aura désormais lieu tout les dimanches, le jour où on se fait chier.
Jeux concours : Pourquoi ne pas se défier à coup de High scores ? En effet, Stair Dismount quantifie la douleur infligée à votre pauvre victime. Voici mon record personnel :
Qu'est-ce qu'on gagne ? Le droit d'écrire un article dans mon blog. C'est pas beau ça ? Non. Bon.




