DIEU NE JOUE PAS AUX DÉS AVEC L'UNIVERS

"Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister" Fusée - Baudelaire

30 avril 2008

Romero est un zombie

poster_DiaryOfTheDeadGrosso merdo, le dernier Romero est une merde. Encore moins bon que Land of the Dead, la zombification du cinéma du papy de Pittsburgh se poursuit. Comment réussir à rater le récit de l'invasion zombiesque avec les procédés de ciné-réalité? Vengeance ? Exploit ?

Romero est passé du statut de génie, à celui d'anti-génie complet. Le thème du film était pourtant porteur : un jeune réalisateur veut profiter de la catastrophe pour faire un putain de film et en informer le monde. Intéressante et salutaire tentative de conchier le journalisme ! J'achète !

Hey Romero, faire un film de zombie n'implique pas d'en devenir un ! Il fait partie de ces vieux intellos au messages périmés, incapable de donner une âme à leur film. Déciment le come-back de Romero se produit selon le modèle de ces films : il revient à la vie sous forme de mort-vivant !

Autant aller re-re-regarder 28 semaines plus tard.

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27 avril 2008

Gloire et décadence

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Ce graphique représente les visites de la semaines. Le 23 est le jour où l'article sur Cédric s'est quelque peu"répandu" sur le net, faisant monter mon compter à 160 visites. Le chiffre a progressivement diminué... Expérience intéressante.

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25 avril 2008

Peut-on être la « Nouvelle Star » sans perdre son âme ?

Chers Lecteurs, chers amis, j’aimerais dédier cette courte chronique à tous ceux qui ne comprennent pas notre goût pour l’émission de M6. Les pauvres hères.

Autour de vous, je le sais, on s’étonne que, malgré votre culture, vous aimiez la « Nouvelle star academy » ! Souvent vous renoncez à tenter d’expliquer ce qui vous séduit, au point de vous demandez, vous-même, pourquoi vous la regardez. C’est vrai, pourquoi regarder une émission qui vous fait irrémédiablement passer pour un plouc ?

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Ouai, mais la Nouvelle Star, c’est « vachement artistique ».
En regardant le prime de ce mercredi 23 avril, j’ai pensé à l’Eloge du Maquillage de Charles Baudelaire. Ca y est, j’en vois dans le fond qui gloussent, des incrédules qui me disent que j’exagère. Baudelaire, oui, je persiste et je signe.
Baudelaire, vous savez ! L’auteur de l’invitation au Voyage. Ce dandy dont Jules Vallès racontait à qui voulait l’entendre que, pour se faire remarquer dans le grand monde, il s’était teint les cheveux en vert fluo. Invité dans des salons, il croquait dans des noix en susurrant aux oreilles des vieilles dames emperlousées :

« C’est comme croquer dans des cervelles d’enfants ».

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D'où ma question :

Comment être la « nouvelle », poser sur l’édifice de la personnalité la petite pierre de son caractère, et être une "star" ?

Faut-il nécessairement se teindre les cheveux en vert ? Avoir le crâne chevelu ? Se mettre une plume dans le... oreille ?
 
Peut-on être la « Nouvelle Star » sans perdre son âme ?



What You’re waiting for ? Gwen Stefani

Créer un déguisement, le devenir en dedans.
Lucille est un chat que n’aurait pas renié le poète aux cheveux verts. Étudiante en Art plastique, elle est de ces jeunes filles de tempérament créatif qui portent leurs doutes en bandoulière.
-    Où est Lucille ? Qui est Lucille ? se demande Philipe Manoeuvre.
-    Je suis pas triste, j’ai pas mis mes lentilles, réponds l’intéressé.
Savoir si ce déguisement que je porte, c’est moi… Lucille était inquiète, désarçonnée par sa prestation précédente, elle se demandait si son accoutrement lui correspondait vraiment. Quand elle a vu les quatre voyants bleus du jury, elle a fermé les yeux, éblouie de se voir enfin dans ce haut-reflet qu’elle s’est crée d’elle-même ! Regardez bien ces yeux, écarquillés et impénétrables, à la fois ouverts et fermés. Comme un chat.
Lucille crée un déguisement et le devient intimement.
Et quelle voix !

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Emmenez-moi - Aznavour

Ne jamais se déguiser. Partir en voyage.
Notre Cédric a toujours préféré sortir que rentrer. Vous ne trouvez pas ? Rappelez-vous de son visage avant de chanter, sombre animal captif dans les coulisses de « BaltarCatraz ». Et après ? D’un bond, il dévale l’escalier comme un gamin après ses devoirs qui ferme son cahier. Je me dis : ce n’est pas un hasard qu’il ait les yeux plissés.

En bon marin, il ne voit rien de près et voit bien mieux au loin.

N’avez-vous jamais remarqué qu’il rate systématiquement le début des chansons ? Ce problème de « mise en place » dont parle Sinclair, n’est que le symptôme de son envie d’en finir. Le début de la chanson, aussi, est une prison. Quel cri à la fin d’Aznavour ! Riez si vous voulez, j’utilise sans doute par trop la métaphore marine, mais je lui voyais presque sortir un goéland du bec !
Cédric a l’âme du voyage. Quand il chante, il n’est pas tout à fait là, déjà un peu parti, un peu absent.
La voix de Cédric est en 3 dimensions. Il repousse toujours plus loin un point de fuite qu'on image lointain.
C
’est beau un chanteur qui donne l’envie du voyage.

Kristov ou, vie et mort du docteur Frankenstar

Se déguiser et mentir.
C’est triste de voir le désir d’être une star prendre le pas sur toute forme d’art. J’ai le sentiment que ces trois candidats ne sont pas honnêtes : Kristov, Icare et Sian.  Même je ne me permettrais pas de l’affirmer.
Je me contenterai de vous soumettre mon impression sur Kristov, qui est, selon moi, quelqu’un de très gentil, mais qui, comme chacun sait, a pas mal de problèmes. Cela nuit-il à son talent ?

« Je me sens comme un enfant qui va avoir un enfant », dit Kristov.

Christophe est le docteur Frankestein, et Kristov est sa créature. N’avez-vous jamais ressenti cette impression d’avoir affaire à quelqu’un de totalement déguisé ? Un imitateur poly-traumatisé ? Je cite la bio qu’il a laissé sur Myspace :

Après avoir partagé l’affiche et la scène avec Mademoiselle K, Louis Bertignac, Saez, M, Jean- Louis Aubert et d’autres, frankensteinChristophe a vécu un début d’année 2007 pour le moins perturbant. Il a dû arrêter ses deux groupes de rock, car il n’était plus capable de tenir une guitare électrique, les ondes malsaines de ces bouts de ferraille lui procurant des électrochocs trop puissants pour sa santé mentale. Il a alors choisi de partir en exil forcé en Allemagne, logeant dans un hôtel crasseux à Berlin pour panser ses nombreuses blessures. Il jouait le soir et la nuit dans la rue, pour pouvoir payer son loyer et c’est là, au milieu des âmes blessées, des clochards et des touristes de passage qu’il a accouché de son double schyzophrénique : Kristov. Nourri par les Beatles, Bowie, Simon et Garfunkel, Radiohead ou Chris Bell, Kristov assume tout le côté acoustique et doux que Christophe avait rejeté pendant ses années d’errance et d’excès rock’n roll, quand il noyait son désespoir sous des couches de guitares bavardes et inutiles. Aujourd’hui les deux sont rentrés en France, et Christophe va veiller à ce que Kristov puisse chanter ses bleus à l’âme, ses joies et ses tempêtes en toute sincérité. Sans compromis.

Imaginez-le, dans l’obscurité de la nuit, lorsqu’il rentre chez lui, fatigué d’avoir joué la comédie de « Kristov » toute la journée. Je le vois plonger ses lunettes dans un liquide bleuâtre dont se dégage une sulfureuse odeur de foudre, et là, je prends la mesure de la terrible supercherie : sur le visage de Christophe, deux trous béants à la place du regard… Les yeux étaient peints sur le verre des lunettes. Les orifices suintent aussi de cet étrange liquide bleu.
Christophe soupire, s’installe dans son lit, puis se penche sur le côté pour attraper deux prises reliées à une énorme machine, occupant une part gigantesque du mur de sa chambre, dont la façade est une véritable constellation de points lumineux, rouges, jaunes, verts, et des manettes rouges qui semblent devoir libérer une énergie électrique considérable. Il insère les prises dans son visage, actionne une manette et se met à hurler.

Chaque nuit, pour être Kristov, Christophe doit recharger ses lunettes et son karma. Sale boulot.

Mais cette nuit-là, un truc s’est pas passé comme prévu. Arrivé sur scène, Kristov était déjà un peu Christophe, tentant avec tout son cœur d’exprimer quelque chose de vrai : « Mon fils, ma bataille ». Malheureusement, il n’y a pas que sa voix qui est tendue comme un string, il fallait voir notre chanteuse barbue chanter qu’il défendrait son fils avec ses tout petits « poings » pour mesurer, c’est mon avis, un manque de force incroyable. Pourquoi ? Parce que Kristov n’existe pas… L’artiste souffre, c’est à ça qu’on le reconnaît. Je suis allé sur son MysSpace où l’on peut écouter quelques chansons « hors-prime », et aucun doute : ce type a du talent. Vraiment. Je me réjouis qu’on l’ait repêché au début et j’espère qu’il va persévérer dans la voie ouverte par cette chanson plus « personnelle », ouverte lors du dernier prime.

J’ai le sentiment que, derrière des prestations surjouées pour cause d’angoisse, et molles par manque d’identité, Christophe pourrait devenir un chanteur de talent, torturé sans doute, mais il vaut mieux être torturé par soi-même, que par… Je ne m’aventurerais dans sa vie privée. Disons simplement qu’une question se pose : « L’enfant qui le préoccupe tant, est-ce l’enfant de Kristov ou de Christophe ? »

Je ne parlerais ni d’Icare, dont la fausseté le pousse à chanter faux une note sur deux une chanson magnifique, ni de Sian, toujours aussi chiant.

Thomas : « Sexuality »

Sebastien_Tellier_Sexuality

Dis-moi ce que tu penses
De ma vie, de mon adolescence
Dis-moi ce que tu penses
Moi j’aime aussi, l’amour et la violence

La vraie révélation de cette soirée : Thomas ! Un maître mot : la sensualité. Comment expliquer ce changement ? Comment expliquer que ce chanteur timoré, cantonné dans une imitation au limite de la singerie dans les précédents prime, ait enfin trouvé son style propre dans des déhanchements qui ne le sont pas vraiment… propres.
Vous êtes libres de ne pas rejoindre les affabulations qui vont suivre : Thomas s’est affranchi d’une mode doublement castratrice. Non seulement l’imitation l’empêchait de s’exprimer, mais la mode était… à l’effacement sexuel. Le carcan a littéralement implosé ! Bravo Thomas ! Un coup de butoir en prime time, je dis chapeau.

 

Alors Jules, regardez bien sa tronche, c’est un personnage tout droit sorti de Dragon Ball Z ! On dirait Sangohan… D’ailleurs, ça n’est pas son seul point de ressemblance avec les mangas club-dorothé : il chante tout de la même façon !

 

Benjamin ? Bien que je sois profondément exaspéré par l’engouement qu’il suscite par sa belle gueule, j’ai été séduit par ce « sens du rythme » dont il a fait montre. A suivre.

 

Pour Amandine, rien à dire, si ce n’est que c’est dégueulasse d’avoir une voix aussi géniale. Non sérieux, ça dégoûte.

 

Conclusion de cette chronique :
Être la « Nouvelle star », c’est tout un... art. Pas trop sacrifier, pas trop se sacrifier.
Regarder la « Nouvelle star », c’est tout un... art (le mot est pratique, je l'admets). Regarder de jeunes artistes au prise avec leurs sacrifices. C'est bien beau.


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Nabe : Nouveau tract

Ridicule_Tue

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24 avril 2008

Les Saigneurs de la Terre

Vous ne trouvez pas ça curieux de faire un documentaire pour sauver les requins des mers contre la furie consumériste du capitalisme ? Il faut sauver les requins, me dit-on C’est-à-dire !? Ceux de la finance ou ceux qui nagent en bourse ? Les puissants dévoreurs de poissons, ou les présidents mangeurs de clochards ? Va savoir.

Je pose une question :
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Doit-on sauver les requins contre eux-mêmes ?

Le modèle de la survie du plus fort est le modèle naturel sur lequel s’est fondé le système politique le plus infaillible de tous : le capitalisme. Exactement comme le monde sous-marin, dans notre monde, si vous bullez, vous crevez. Si vous vous laissez flotter, comme une baleine en fin de course, personne ne viendra vous chercher. Dans la mer, comme chez nous… c’est la merde. Les humains sont tous des animaux de différentes espèces dans notre beau système.

Vous qui me lisez, êtes vous un loup, ou un tique ? Dans le premier cas, je m’incline, dans le second, je me gratte. C’est ça la loi du plus fort ! Les requins dévorent tout ce qui se trouvent en dessous d’eux dans la chaîne alimentaire. Malheureusement pour eux, nous sommes au-dessus et si l’on fait comme eux, on les bouffe.
Tuer les requins, c’est se comporter comme un requin.

couvercle

L’échec de ce documentaire, pourtant émouvant, m’a semblé résider dans l’ignorance de ce problème « allégorique ». En effet, il aurait véritablement pu contourner tout ce que je viens dire, qui est faux, archi-faux, pour donner la nature en exemple à notre système économique. Je m’explique.

Comme le dit Yoda, notre maître à penser, « Pas de lumières sans ombres ». Sans les prédateurs, pas d’éco-système. La présence des requins régulent la population de poissons, ce qui assure l’équilibre de l’éco-système. Ainsi, les requins ne détruiraient pas 90% d’une espèce, comme l’homme le fait avec... les requins, car sinon il mourrait de fin. Il est dans son intérêt de se limiter à ses besoins. Son appetit. Vous allez me dire :
Tu crois vraiment que le requin, quand il croise une espèce en voie de disparition, il se retient ?


Certes, non. Mais les requins n’ont pas de désir. Il suffit de les voir copuler pour constater à quel point leur vie sexuelle ressemble à s’y méprendre à celle des oursins dont la semence en volute flotte dans les profondeurs marines jusqu’à trouver preneuse. Ca me fait penser : vous qui me lisez, n’oubliez pas de fermer la bouche, quand vous nagez. Oui, mais donc.. n’ayant pas de désir, les requins limitent facilement leur consommation. Contrairement à nous.

Les capotes, la technologie, le micro-onde, Vincent MacDoom : notre désir nous a permis d'avoir les moyens de se contrôler. On a la puissance nécessaire pour sauver la planète ou la foutre en l'air. Délicat pari de la civilisation. Peut-être qu'on aurait jamais dû sortir de l'eau... on aurait pas dû se laisser pousser des pattes, et découvrir le feu, tout ça. Parce que maintenant on se retrouve avec la responsabilité terrible de mieux se comporter que les requins.

Bref, ce documentaire a le mérite d'agiter un problème passionnant, et aurait pu devenir un commentaire sur notre système économique un peu plus finaud que l"l'argent c'est méchant".
 

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22 avril 2008

J’arrête les Lettres

Chier

C’est décidé.

Etudier un philosophe, c’est toujours courir un grave danger : le comprendre.
Je ne parle pas du regard sec des analystes qui parviennent à ne voir que de l’encre dans les mots. Lire Rousseau, par exemple, c’est le grand écart avant le plongeon. Non, non, je n’aurais jamais dû commencer à penser, jamais dû laisser mon ego me faire espérer des choses que je pourrais jamais avoir. Surtout que, si l’on travaille tant, ça n’est pas par amour des gens, mais pour s’élever au-dessus des autres. Grimper au-dessus de la foule. Je ne suis pas de ces hypocrites qui prétendront le contraire :
L’homme ne travaille que pour voler leur nourriture à ses frères.

 

Ma décision est prise : j’arrête les Lettres, et je vais brûler mes livres pour les remplacer par des disques. Je vous montrerais comment brûlent les livres. Peut-être vais-je commencer par le livre qui m'a mis sur cette voie débile. Brûler mon édition du Voyage au bout de la Nuit de Céline ? Ou Flaubert tiens... L'Education sentimentale, vu le pavé, ça doit bien prendre.

 

Que vais-je faire en lieu et place de ces études inutiles ? Va savoir. Tout cela n'est vraiment pas bien grave.

 

J'ai l'impression, et j'espère, que ceux que j'aime, et moi-même, s'en porteront bien mieux.

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21 avril 2008

Assas-Ciné : soirée Nanar

Lundi 29 mars : petit soirée nanar chez moi J'avais fais un teaser mais un truc cloche, tanpis.

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20 avril 2008

Jusqu'où ira Delanoix ?

J'avais réalisé cette vidéo pour faire chier. Lors des municipales. J'ai eu la flemme de la poster. Comme une merde ? Un peu oui.

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19 avril 2008

Pour une Contre-Révolution à la Nouvelle Star

Avertissement : la brève analyse qui va suivre n’est pas ironique et l’auteur apprécie l’émission de M6 à sa juste valeur de divertissement « pas trop con ».

Quelque chose d’incroyable est en train de se produire dans votre téléviseur, quelque chose qui dépasse de quelques centimètres l’obscène nullité des derniers temps pour céder la place à une petite révolution, ou plutôt… une contre-révolution.

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Pour quel roi ? Quelle nouvelle star ?

Julien Doré était la Star au miroir déformant, esthète extraverti, dandy-clown novateur à petit pas de danse. Je ne reviendrais sur son succès dans l’édition précédente que le temps d’une brève mise au point : Qu’est-ce que Julien Doré et qu’a-t-il fait ? Mon objectif serait de vous convaincre quant aux choix de son successeur.

Julien Doré, de la dorure à la parure, fut le triomphateur des belles apparences. Le succès de sa reprise de « Moi Lolita » n’est que le symptôme le plus voyant d’un décalage salutaire. Tout Julien Doré réside dans ce jeu, ces couleurs, cette personnalité. Toutes ces valeurs sont celles que nombres de candidats actuelles tentent vainement de reproduire, à mon avis sans talent : Icare en particulier. Julien fait des apparences une façon de vivre, une façon de fuir sans doute dans le monde un peu plus coloré des peintres fauves. Je trouve qu’il chante un peu comme on peint.

Qu’a-t-il fait ?
« Tortue » + « Doré » = Libération des carcans anciens.
Si l’on avait pu voir Christophe Willem « la tortue » comme un chanteur représentant l’apogée de la varietoche aux accents jazzy, Julien Doré était la purge, le décalage par rapport à la prégnance surpuissante d’une variété avariée aux accents de comédies musicales bas de gammes. La tortue fut le ralentissement salutaire du toujours plus con par son talent et sa sensibilité d’interprète. Julien su imposer la capitale importance des apparences, de la beauté esthétique à une époque où l’on ne peint plus. Que faire après deux pointures dans leur genre ?
« Tortue » + « Doré » = Qui ?

Je réponds : Cédric.
(même si je sais de source sure que la majorité de mes lecteurs n'a pas la moindre idée de qui peut bien être ce "Cédric")

 

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Après la révolution bourgeoise de Christophe, la révolution esthétique de Julien, j’invoque l’originalité d’une Contre-révolution. Laquelle ?


Nous en arrivons au point où l’ambitieux, l’original, n’est autre que… le normal. Le pauvre Cédric, avec sa tête de premier de la classe et ses vêtements « classiques » avaient dû subir les insultes des jury, habitués à une plus grande adéquation avec la mode post-Julien, et la mode en générale. Non, Cédric, lui, il est marin. Le genre rêveur avec un pompon sur la tête. Pas d’apparence pour cet ami des profondeurs dont les mots, rares, sont longuement pesés, comme une maxime de Confucius.


Un candidat réac ? Aujourd’hui, chose exceptionnel, le nouveau c’est le vieux. Cédric, sans être vieux, est dans la fin de la trentaine, alors que le jeunisme bat son plein depuis tant de temps.
Si Cédric doit être la nouvelle Star, c'est aussi parce qu'il incarne une France qui ne s’exprime plus, une vieille France, oui je n’hésite pas à le dire, une vieille France un peu perdu. Un peu au large. Cédric, anachronique ? C’est pour cette raison qu’il peut constituer un vrai changement, une vraie nouveauté, plutôt que d’élir un gringalet qui n’a rien vécu. Elisons l’expérience, contre l’innocence ! L’originalité du vieux, j’adore cette idée. Et je serais le premier à dire le contraire quand le vieux aura été promu... Il faut toujours se renouveler ! Ne pas changer, c'est mourir. Elire quelqu'un d'autre que Cédric pour la Nouvelle Star signerait la fin définitive de l'émission.

Plus de trente ans, peu de mots et un seul degrée pour Cédric, le candidat de la profondeur. Les chansons ne sont plus le support d’un décalage parodique, mais d’une interprétation où tout le champ de l’intériorité est appelé. Un premier degré abyssal qui ne tolère aucune écume. Sa voix est parfaitement naturelle, naturellement grave, sans aucun « truc » ou « astuce » vocale comme le pratique la majorité des candidats. Voir à ce titre le candidat éliminé la semaine dernière, qui chantait tellement par le nez et avec une telle retenu tragique qu’André Manoukian a fini par lui crier : « Depuis que le temps que t’es sur le pot, détends-toi, pète un coup ! ».

Cédric est le candidat candide du premier degrée, celui qui pense les mots qu’ils chantent, celui qui vit intérieurement Bashung ou Sinatra comme un de ses organes (par exemple son pancréas, c'est important le pancréa). Bel organe, chanteur organique, honnête et sans aucunes prétention, il regrette ne pas être « comme les autres candidats » et pense ne pas « avoir sa place » parmi eux. Il ne se rend pas compte... !! Je suis excessif à la limite du ridicule, mais c'est pour rendre la lecture plus plaisante. C'est tout.

A
lors faites comme moi, votez.  Oui, j’avoue, j’ai voté pour la Nouvelle Star et je n’ai pas honte.

Enfin. Un petit peu quand même.

Posté par Quentin_Lafitte à 17:08 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2008

Independant Gaming : Grid Warz

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Le meilleur jeu d'arcade possible : GridWarz.
Le concours se fera en mode hard sans score minimum.
Le gagnant remporte le droit de poster sur mon blog hautement fréquenté.
(pour le télécharger cliquez sur la photo et descendez un peu dans le texte, en dessous de la première photo)

Posté par Quentin_Lafitte à 15:28 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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